Paix et sécurité

Le 15 janvier 2010, un accord de paix a été signé entre le Tchad et le Soudan favorisant une paix relative.
Malgré cela, des inquiétudes persistent :

– La non application effective des résolutions de la Conférence nationale souveraine ainsi que des différends accords de paix, notamment l’accord de Syrte conclu en octobre 2007. Cela n’a pas permis les reformes escomptées des secteurs politique et sécuritaire ni la résolution définitive de la question de la rébellion
– La prolifération et circulation d’armes légères et de guerre à travers le pays, et ce, en dépit du travail de la commission mixte de désarmement
– Le retrait de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) à la fin de l’année 2010.
– La lente et difficile mise en oeuvre de l’Accord politique du 13 août 2007. Les élections législatives et locales ont été repoussées à 2011, quelques mois avant les présidentielles. Quant au chapitre 4 de l’Accord portant sur les questions essentielles pour la réalisation d’élections crédibles (parmi lesquelles la démilitarisation et la dépolitisation de l’administration) il rencontre des difficultés quant à sa mise en oeuvre. Par ailleurs, le débat politique est confisqué par cet Accord et les acteurs politiques. Les autres questions d’intérêt national, telles que celles liées à la sécurité et à la réconciliation nationale sont passées sous silence ;
– L’injustice sociale et l’impunité qui gangrènent la vie sociale et politique. Les droits élémentaires de la population à l’eau, la nourriture, l’habitat sont systématiquement violés. De plus, de nombreux cas de violation des droits de l’homme (viols, vols à mains armées, agressions, etc.) sont signalés au quotidien sur toute l’étendue du territoire et sont généralement le fait d’hommes en tenue et en armes. Les auteurs, souvent connus, restent impunis.

Durant l’année 2010, déclarée « Année de la Paix et de la Sécurité » par l’Union Africaine, le Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR), après consultation du gouvernement tchadien et des partenaires internationaux, a décidé d’organiser une conférence sur le thème « Paix et sécurité : défis et perspectives».
Cette conférence, qui s’est déroulée les 3-4 novembre 2010 à N’Djaména (Hôtel Novotel), a été organisée en collaboration avec le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), United States Institute of Peace (USIP), et RFK Center for Justice and Human Right, et Miseréor.

L’objectif de cette conférence était d’analyser et de débattre de la situation politique et sécuritaire au Tchad avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d‘identifier les défis à relever en matière de paix et de de sécurité, et de proposer des pistes de solutions. L’approche méthodologique choisie était celle d’un dialogue libre avec tous les acteurs de la vie publique.

Durant deux (2) jours, cette conférence a réuni environ 80 participants : des représentants du gouvernement tchadien ; des leaders de partis politiques de l’opposition et de la majorité ; des représentants de la société civile tchadienne (de N’Djaména et de province) ; des chefs religieux et traditionnels ; des experts nationaux et internationaux ; des représentants des ONG internationales ; ainsi que des représentants des ambassades et des institutions internationales au Tchad.

Les intervenants (nationaux et internationaux), ont été répartis en trois (3) panels thématiques :
– Panel 1 : « Situation sécuritaire : défis et perspectives »
– Panel 2 : « L’Accord du 13 août et la paix »
– Panel 3 : « La justice, les droits de l’Homme et la paix »

RETROUVER LA SYNTHESE DES TRAVAUX DE LA CONFERENCE DANS LE RAPPORT CI DESSOUS

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Auteur de l’article : Acentek01