Des leaders de la société civile tchadienne à la veille des élections

A deux jours du début de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 10 avril 2016, une traque est lancée contre les leaders des mouvements sociaux de la société civile tchadienne. Tout est parti du mot d’ordre de marche lancé par le mouvement des jeunes “Iyina” (nous sommes fatigués en arabe local) pour le mardi 22 avril 2016 sur l’ensemble du territoire national. Le lundi 21 avril à 13h, c’est l’un des porte-paroles de la coalition “ça suffit”, Mahamat Nour Ahmed Ibedou qui est arrêté. Il est suivi par l’autre parole-parole et vice-président de l’Union des Syndicats du Tchad (la principale centrale syndicale) Younous Mahadjir le matin du 22 avril puis de celui du leader de Iyana Nadjo Kaina Palmer à la fin de la matinée du même jour.

Selon des sources proches des mouvements sociaux, la porte-parole de “trop c’est trop, Narmadji Céline serait activement recherché par le directeur de la police judiciaire. D’autres leaders de la société civile tchadienne seraient également en filature et sous écoute téléphonique par les renseignements généraux et l’Agence Nationale de Sécurité.

Pour nombre de Tchadiens, les élections d’avril 2016 ont une issue incertaine et sont porteuses de germes de conflits violents.

Auteur de l’article : Marcelin nodjindo