Café politique sur le thème: Prorogation de la législature: quels enjeux pour la démocratie tchadienne?

Le Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR) a organisé le 15 février 2017 à l’hôtel Mercure le Chari un café politique sur le thème : ‘’La prorogation de la législature : quels enjeux pour la démocratie tchadienne ?’’ afin d’éclairer le public sur les raisons et conséquences des prorogations répétitives du mandat de la législature au Tchad.

En effet, l’organisation des élections pour le renouvellement de l’Assemblée Nationale dans le délai constitutionnel est impossible. Cette question agite les acteurs politiques et la société civile. Compte tenu de l’importance de cette question qui engage la vie du pays, le CSAPR qui œuvre depuis plus de 15 ans pour la consolidation de la paix à travers le dialogue entre les acteurs politiques et société civile, a jugé nécessaire d’organiser un débat afin d’éclairer la lanterne des citoyens sur cette question qui revêt une importance capitale pour l’enracinement de la démocratie au Tchad.

Ce café politique a permis aux panélistes de faire le point sur les prorogations répétitives des législatures, d’analyser les raisons et les enjeux de la prorogation du mandat actuel, de faire des propositions concrètes pour le respect du délai constitutionnel entre autres. Il y avait autour de la table le secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS, parti au pouvoir) MAHAMAT ZEN BADA, le secrétaire général du PLD ( Parti pour les libertés et le développement) et coordonnateur du FONAC (Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement) MAHAMAT AHAMAT ALHABO, de la présidente de l’AFJT (Association des femmes Juristes du Tchad) Mme MEKOMBE THERESE, du juriste constitutionnaliste et enseignant chercheur Dr MAOUNDONODJI GILBERT, du Député de l’opposition parlementaire MADTOINGUE BENELNGAR, et du Député du MPS Dr LAOUHINGAMADJI Jacques. Le débat est animé par Nara HANTOLOUM, Journaliste politique à la radio FM Liberté.

Il ressort des différentes interventions que la légalité de cette prorogation ne souffre d’aucune ambiguïté. Cependant, l’opposition et la société civile déplore l’absence de concertation entre les partis politiques au sein du Cadre National de Dialogue Politique (CNDP) devant aboutir au consensus politique permettant la prorogation du mandat de l’actuelle législature.

TOÏDOM NODJINDO Marcelin

Auteur de l’article : Marcelin nodjindo